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Flores, côté terre

postheadericon Flores, côté terre

Du 28 septembre au 5 octobre 2010

Une fois sortis de la ville portuaire de Labuanbajo, notre objectif principal sur Flores est le volcan Kelimutu, à l'autre bout de l'île. Pour l'atteindre, nous devrons d'abord traverser toute l'île dans sa longueur, sur des routes qu'on nous annonce difficiles : "Flores, on la traverse une fois, mais pas deux" !

La traversée de Flores

14 heures minimum sont nécessaires pour rallier Labuanbajo à Moni, petit village au pied du Kelimutu. Nous choisissons de segmenter notre trajet tout d'abord pour nous épargner ! Si le confort dans les transports indonésiens n'est pas toujours garanti, nous avons eu la chance de ne cotoyer ni chèvre, ni poule, ni cochon durant notre trajet ! Des petits sacs nous ont par contre été proposés pour affronter le mal des transports ; les routes corses ne sont rien à côté de celles de Flores !

La route qui serpente dans les montagnes au milieu des rizières, bananiers et cocotiers est magnifique. Pour la première fois depuis notre départ, nous sommes en terre catholique. Aux mosquées succèdent les églises, et des statues de la Vierge remplacent sur les rétroviseurs les offrandes des bus balinais !

Les étapes nous permettrons de découvrir l'intérieur des terres :

  • Ruteng : Première ville de l'ouest de Flores, nous y retrouvons quelques signes de modernité, notamment des bâtiments publics en dur. Notre ballade en ojek (petite moto) vers le nord de la ville nous conduira à travers les rizières jusqu'à la grotte de Liang Bua. Des archéologues, dans les années 2000, y ont découvert le squelette d'un adulte de petite taille, preuve de l'existence dans la région d'une évolution parallèle de l’espèce humaine : de petits hommes, surnommés hobbits ! On nous proposera de rencontrer (moyennant finance) leurs soi-disant descendants qui vivraient encore dans la région. Nous avons refusé de peur que cette journée ne se transforme en visite de curiosité, malsaine, qui nous aurait mis mal à l’aise. Pour les fans de rizières en terrasses, les plus belles que nous avons vues se situent à moins d'une heure à l'est de Ruteng, sur la route qui mène à Bejawa.
  • Bejawa : Nichée dans les montagnes du coeur de l'île, Bejawa est le point de départ des ballades vers les villages traditionnels qui l'entourent. La route qui conduit à Bena est tellement mauvaise qu'elle transforme notre trajet en ojek en parcours de motocross ! Nous atteignons tant bien que mal le petit village de Bena, préservé grâce aux donations des visiteurs. Nous y découvrons les habitations traditionnelles, mais avons l'impression que le lieu manque un peu d'authenticité. C'est toute l'ambiguïté de la situation : le tourisme permet de faire vivre les habitants qui vivent sous le regard permanent des touristes... Nous poussons jusqu'au village de Naje pour y trouver des sources chaudes. La route est pire ! Nous découvrons finalement la rivière d'eau chaude, brulante, mais pas le point de rencontre avec le courant d'eau froide ! Epuisés, nous rentrons.
  • Ende : Vaste ville portuaire, elle n'a pas réellement de centre-ville. Nous n'avons rien trouvé d'intéressant à y faire... Nous quittons la ville au plus vite, via le terminal de bus où nous trouverons un "public bus" : camion benne recyclé dans le transport de passagers par l'ajout d'une rangée de banc en bois. C'est "confortablement" installé dans l'engin que nous affronterons les 60 km de route tortueuse qui nous mènent jusqu'à Moni !

Moni – Kelimutu

Après 2h de route, le public bus nous jette à Moni. Ce ne sera pas compliqué de trouver une chambre. Le village est minuscule, constitué de quelques habitations le long de la route. En gros, nous avons le choix entre le homestay à droite ou à gauche de la route !

La chambre dans laquelle nous trouvons refuge est située au coeur de la vie familiale de nos hôtes, en face de leur pièce à vivre. Les enfants crient, les femmes ordonnent, les hommes s'interpellent ! A côté, tous les jeunes du village profitent de la fin de journée pour envahir les terrains de foot et de volley. Dans ce joyeux tohu-bohu, nous sommes conviés à partager le repas de famille du dimanche pour fêter la naissance du dernier né, il y a 5 jours ! Seuls occidentaux au milieu des amis, nos hôtes veulent à tout prix nous faire découvrir l'alcool local : l'arak ! D'abord cul sec, puis soit-disant coupé avec du jus ! Proche de la vodka, nous aurons du mal à terminer nos verres, mais pas moyen de refuser !

A 4h30 du matin, nos motos et chauffeurs nous attendent pour nous monter au pied du Kelimutu. Premiers sur le site, nous attendons face aux lacs le lever du soleil. Nous patienterons encore jusqu'à 8h30 que le soleil s'élève pour donner aux lacs leurs franches couleurs : turquoise, brun et noir. Magnifique !

Pour redescendre, nous optons pour la marche à pied. La montée en moto nous avait paru longue, à pied c'est interminable ! Même bons marcheurs, il nous faudra 3 bonnes heures pour rejoindre le village par la route ! Cette ballade nous offrira quand même de belles vues sur la vallée entre les villages de Watugara et Liasembe.

Avant de quitter Moni, nous n'aurons pas le courage de remonter jusqu'à Liasembe pour profiter des sources chaudes. En revanche, nous goûterons avec joie aux plaisirs de la baignade dans la cascade à quelques centaines de mètres de l'hôtel !

Pour rejoindre Ende, il suffit de se poster au bord de la route et de héler les bus en provenance de Maumere. Nous n'attendrons pas très longtemps avant de trouver un bus qui accepte de nous prendre au bon prix. Ce n'est qu'une fois arrivés à l'hôtel que je constate que ma paire de tongs, qui se trouvait à l'intérieur de mon sac transporté sur le toit du bus, m'a été volée ! Pourquoi seulement des tongs, je ne le saurais jamais...

Nous nous envolons, direction Lombok. Pas de liaison directe : nous devrons subir deux changements d'avion (sur Sumba et Bali) et autant de décollages / atterrissages sur une compagnie répertoriée sur la liste noire !

Toutes les photos de Flores ICI


Infos pour les voyageurs

  • Pour se rendre au Kelimutu à partir de Moni, 2 possibilités :
    • La montée motorisée : minibus pendant la haute saison (juillet/août), le scooter sinon (35.000 Rp/pers. pour la montée, 50.000 Rp./pers. pour la montée/descente, 100.000 Rp pour le scooter sans chauffeur à la journée).
    • La montée à pied, auquel cas il vous faudra au moins 3 heures. La route n'est pas démentielle, la descente nous a suffit !
  • L'entrée dans le parc est de 20.000 Rp/pers. + 3000 Rp/scooter.
  • Au total, avec juste la montée en scooter, on s'en sort donc pour 116.000 Rp à deux, soit environ 10€ !
  • Un conseil : ce n'est pas obligatoire de vous lever aux aurores pour voir le lever de soleil ! Le meilleur moment pour profiter de la couleur des lacs est vers 9 heures. En plus à cette heure-là, il n'y a plus personne sur le site. Nous étions les derniers à quitter les lieux. Ou alors pensez à prendre un bon bouquin et une bonne polaire pour attendre 3 heures là-haut !

Les bonnes adresses

  • L'hôtel Ikhlas à Ende, "un modèle d'hôtel budget" comme dit le Lonely Planet. Au départ, il ne paye pas de mine, mais c'est vrai. Les chambres sont nickels, les tarifs pas chers et affichés, et le restaurant de l'hôtel propose de bons plats à des prix défiants toute concurrence.
  • L'hôtel Watugana à Moni, plus pour l'ambiance que la qualité de la chambre. John et sa femme, enceinte jusqu'au cou, nous ont particulièrement bien accueillis. Nous avons également eu droit au meilleur petit-déjeuner jamais eu en Indonésie : pancake + salade de fruits.
  • Les restaurants à Moni :
    • Le Chenty, en face du Watugana, pour ses Moni cakes : sortes de boulettes de pommes de terre écrasées avec des carottes et du fromage.
    • Son voisin, le Bintang, dont la carte est variée et pas chère. La soupe de légumes y était délicieuse.
    • Le Rainbow Café, 500 mètres plus haut. Les copains rasta de John, notre hôte, nous ont accueillis avec un verre d'arak. Un autre !


Mis à jour (Dimanche, 11 Septembre 2011 18:56)