postheadericon Pucon, comme à la maison

Du 11 au 17 janvier 2011

Première destination au sud : Pucon, surnommée la "Queenstown d'Amérique du Sud". Il y a quelques mois, nous n'aurions pas compris l'allusion ; après avoir voyagé en Nouvelle-Zélande, ce surnom promet quantité d'activités outdoor ! En fait, Pucon ressemble à une station de ski : les rues ne sont bordées que de chalets rutilants, de restaurants et d'agences de tourisme dont les équipements, vélos et kayaks débordent sur les trottoirs. Difficile de faire son choix parmis toutes les propositions !

Comme à la maison

Pendant ces premiers mois de vie nomade, ce qui nous a souvent manqué - surtout lorsque l'on se retrouve dans une auberge bruyante, qu'il ne fait pas beau, que l'on doit refaire nos sacs à l'aube pour respecter le check-out de 10h et que l'on a alors le sentiment d'être sans abri - c'est le confort d'un chez soi, où l'on peut se reposer, faire ce que l'on veut, vivre à notre rythme.

L'avantage de voyager à 4 avec Tomek et Paulina, c'est que l'on peut louer une cabaña plutôt que d'aller dans une hospedaje (chambre chez l'habitant). Il s'agit d'une petite maison avec 2 chambres, toute équipée. Pendant notre semaine à Pucon, quel bonheur de retrouver un peu ce sentiment d'être à la maison, ou plutôt dans une maison de vacances avec des copains ! Comme le temps n'est pas au beau fixe, notre emploi du temps se transforme vite en grasse matinée, papotage, apéro, déjeuner, sieste, papotage, apéro, barbecue, cure de séries TV américaines !

Les pieds dans la neige...

Nous scrutons les conditions météo pour planifier nos activités dans la région, notamment l'ascension du volcan actif Villarica. Comme c'est l'attraction principale, nous choisissons l'agence de guides qui démarrent le plus tôt pour être les premiers au sommet. Si tout le monde entame l'ascension sur un télésiège permettant de gagner 1000m en 15 minutes, Stan veut absolument compliquer l'exercice en montant à pied. Avec son guide, ils nous rattraperons très vite : record de vitesse battu avec un client !

Les premiers pas sur la neige glacée sont hasardeux pour moi. La neige est assez molle pour ne pas porter de crampons mais assez glissante pour que j'ai le vertige ! Munis d'équipement de montagne, d'un casque et d'un piolet dont on nous explique le maniement, nous grimpons tranquillement en file indienne les flans enneigés du volcan. De temps à autre, un guide crie "ROCA !" annonçant une chute de pierre volcanique qui roule jusqu'en bas de la pente !

Arrivés au sommet, la vue panoramique sur les montagnes et lacs environnants est incroyable !  Nous essayons d'approcher au plus près le cratère dont s'échappe un panache de fumée toxique qui nous arrachent les bronches ! Juste quelques photos et nous nous empressons de reprendre notre respiration plus loin.

A quelques semaines près, il n'y a plus assez de neige sur le volcan pour permettre la descente à ski : c'est sur des luges que nous rejoignons la station ! Pelles sous les fesses, piolet en guise de frein, nous nous lançons à pleine vitesse dans les sillons creusés par ceux qui nous précèdent. Un bonne dose de rigolade pour terminer cette randonnée !

Voir la vidéo de l'ascension du Villarica ICI

... Et en mode triathlon

Notre deuxième sortie sera à vélo en direction du lac Caburga. Nous nous retrouvons rapidement sur un piste en terre chaotique en forme de montagnes russes et de tôle ondulée. De petites pauses le long du chemin nous mènent vers de superbes ruisseaux cristallins et petites cascades. Dur ensuite de remonter en selle tellement mon postérieur souffre d'être ainsi malmené !

Après 30 km de piste, nous avons bien mérité notre churrasco en terrasse, sorte de hamburger local avec fines tranches de bœuf, fromage, tomate et avocat. Les américains peuvent aller se rhabiller ! La plage est bondée de parasols de toutes les couleurs et de chiliens venant profiter ici du soleil et de la fraicheur de l'eau. Il en faut plus pour fatiguer Stan et Tomek qui s'élancent pour un kilomètre de natation.

Sur la belle route du retour, je découvre les bienfaits du "drafting". Planquée dans la roue de Stan, nous enfilons les 26km jusqu'à Pucon à fond, sans que je ne me fatigue vraiment ! Maintenant je comprends mieux pourquoi les cyclistes du Tour de France n'ont presque pas besoin de pédaler au milieu du peloton ! Nous nous faisons quand même doubler par des fusées sur vélos de compétition qui s'entrainent pour le semi IronMan de Pucon qui a lieu le lendemain. De quoi donner des envies à Stan de participer, jusqu'à ce qu'il découvre le prix d'inscription : 400 USD ! Stan se lèvera tout de même pour voir le départ de la course, retardé puis transformé en duathlon à cause du vent et de la pluie : charmant !

Nous aurions bien profité plus longtemps du confort de la cabaña mais la route du sud nous appelle, avec un petit détour par Bariloche en Argentine.

Toutes les photos de Pucon ICI


Carte repère


Mis à jour (Dimanche, 22 Septembre 2013 18:15)